Assemblée législative du peuple du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Insertion professionnelle des diplômés de l'EFPT : les acteurs exposent les défis
‎La Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire, la CGSASH, poursuit son diagnostic sur l’insertion professionnelle des diplômés de l’Enseignement et de la Formation professionnels et techniques.
Les membres de la commission ont échangé, le lundi 07 septembre, avec les directeurs régionaux. Ils étaient accompagnés de leurs techniciens des secteurs des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, ainsi que de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle. ‎Au cours des échanges, les responsables ont apporté des éclaircissements sur les actions menées et leurs contributions à l’insertion professionnelle des jeunes. Des différentes interventions, une réalité se dégage, le chemin entre la formation et l’emploi reste semé d’obstacles. ‎Parmi les principales difficultés évoquées figure l’inadéquation entre certaines formations et les besoins du marché du travail. À cela s’ajoute la faible reconnaissance de certains diplômes et titres de qualification par les employeurs. ‎Les acteurs ont également relevé des difficultés liées aux infrastructures, au manque d’équipements et à l’insuffisance des moyens pour accompagner efficacement les jeunes à la sortie de leur formation. ‎Des efforts sont néanmoins engagés. L’appui à l’auto-emploi figure parmi les pistes privilégiées, avec notamment la mise à disposition d’équipements d’installation au profit des meilleurs apprenants et l’octroi de fonds de roulement. Les responsables s’emploient également à prospecter des stages d’une durée de trois mois, afin de permettre aux jeunes d’acquérir une première expérience professionnelle. ‎Mais là encore, les moyens disponibles restent limités. Le coaching des jeunes en matière d’entrepreneuriat devra également être renforcé afin de mieux les préparer à l’auto-emploi. ‎Dans le domaine de l’éducation de base non formelle, des initiatives particulières sont également développées, avec l’appui de partenaires. Des talibés peuvent notamment bénéficier de formations professionnelles d’au moins deux mois dans certains métiers. Une démarche qui vise à leur offrir une qualification tout en contribuant à lutter contre le phénomène des enfants en situation de rue. ‎Des préoccupations, mais aussi des propositions, que la commission dit avoir soigneusement recueillies. C'est dire que les échanges avec les différents responsables régionaux vont permettre à la CGSASH d’enrichir son diagnostic et de formuler des recommandations en vue d’améliorer le dispositif de la formation jusqu’à l’insertion professionnelle effective des jeunes. ‎