Insertion professionnelle des diplômés de l'EFPT au Burkina Faso : la CGSASH au contact des réalités des centres de formation
La Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire (CGSASH) a effectué le mercredi 02 septembre 2026 une immersion dans des centres de formation professionnelle.
Conduite par sa présidente, Marie-Angèle TIENDREBEOGO/ KALENZAGA, la délégation parlementaire a visité plusieurs structures de formation, notamment le centre BURKINA SUUDU BAWDE, le Centre d’enseignement technique et de formation professionnelle (CETFP) de Nioko II et le Lycée des jeunes filles de Kamboinsin.
Ces visites ont permis aux députés de découvrir la diversité des formations proposées aux jeunes et d’échanger directement avec les responsables, les formateurs et les apprenants.
À BURKINA SUUDU BAWDE considéré comme un important opérateur public en matière de formation et de professionnalisation des jeunes, l’offre de formation couvre plusieurs métiers, notamment la pâtisserie, la plomberie, le froid et climatisation, la sérigraphie, la maintenance informatique ou encore la mécanique automobile quatre roues.
La création et le développement de ce centre s’inscrivent dans la dynamique impulsée par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, qui fait de la formation professionnelle un levier important pour renforcer les compétences et favoriser l’autonomisation des jeunes.
Au CETFP de Nioko II, les formations sont davantage axées sur la maçonnerie, la coupe-couture et la mécanique deux roues.
Au Lycée des jeunes filles de Kamboinsin, l’accent est mis sur les formations dans le domaine agro-sylvo-pastoral, offrant ainsi aux apprenants des compétences dans un secteur essentiel à l’économie nationale.
Les visites ont permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontées ces structures.
Les difficultés sont, dans l’ensemble, similaires, à savoir l'insuffisance d’équipements et de moyens logistiques pour les travaux pratiques, les difficultés liées aux infrastructures et la vétusté de certains locaux.
À ces contraintes s’ajoute une préoccupation majeure, l'accompagnement des jeunes diplômés après leur formation. Pour beaucoup d’entre eux, l’obtention d’une qualification ne constitue pas encore une garantie d’accès à l’emploi.
La question du financement, de l’accompagnement à l’auto-emploi, de la mise en relation avec les entreprises et du suivi des jeunes après leur formation reste donc déterminante.
À travers cette descente sur le terrain, les membres de la Commission entendent confronter les dispositifs existants aux réalités vécues dans les centres de formation.
Les constats recueillis et les échanges avec les différents acteurs devraient contribuer à alimenter les réflexions de la Commission et à formuler des recommandations en faveur d’un dispositif de formation davantage adapté aux besoins du marché du travail.