Forum africain sur l'eau 2026 : Le Burkina Faso partage son expérience et présente ses réformes pour une gestion durable des ressources en eau
L'expérience du Burkina Faso en matière de gestion des ressources en eau a retenu l'attention des participants au Forum africain sur l'eau 2026 qui se tient à N'Djamena, au Tchad. Au cours d'un panel de haut niveau, organisé dans la soirée du 15 juillet, le ministre délégué chargé des Ressources animales et halieutiques, le camarade Amadou DICKO, a exposé la vision et les réformes engagées par le Burkina Faso pour faire de l'eau un véritable levier de développement.
Face à un auditoire composé de décideurs politiques, de partenaires techniques et financiers et d'experts du secteur, le ministre burkinabè a dressé l'état des lieux de la situation hydrique du Burkina Faso. Pays sahélien, confronté à une pluviométrie limitée à trois ou quatre mois par an, le Burkina Faso fait face à des défis majeurs liés à la disponibilité et à la mobilisation de la ressource en eau. À cela s'ajoutent le coût élevé de l'exploitation des nappes phréatiques et les effets du changement climatique qui pèsent sur le développement de l'agriculture, de l'élevage, de la pêche et de plusieurs autres secteurs stratégiques.
Pour le camarade Amadou DICKO, ces contraintes imposent une nouvelle approche de la gouvernance de l'eau. Selon lui, la sécurité hydrique est aujourd'hui un enjeu stratégique qui nécessite des réformes profondes, des investissements conséquents et une vision à long terme. Il a mis en lumière les importantes réformes engagées sous le leadership éclairé du Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Parmi les initiatives phares, figurent le renforcement de la politique nationale de mobilisation des ressources en eau, la création de l’Office national des barrages et des aménagements hydro-agricoles (ONBAH), la réhabilitation et le curage de nombreux barrages ainsi que la réalisation de nouvelles infrastructures hydrauliques. Ces investissements visent à mieux maîtriser les eaux de surface, développer l'irrigation, sécuriser l'abreuvement du cheptel, soutenir les activités halieutiques et améliorer durablement l'accès des populations à l'eau potable.
Le paneliste a également rappelé que le droit à l'eau est désormais consacré par la Constitution burkinabè, traduisant la volonté des plus hautes autorités de faire de l'accès à l'eau un droit fondamental. Dans cette dynamique, le Burkina Faso ne se limite plus à améliorer le taux d'accès à l'eau potable, il met désormais l'accent sur la qualité du service, avec l'ambition d'offrir à chaque citoyen une eau accessible, sûre et durable.
Au-delà de l'expérience du Faso, le camarade Amadou DICKO a plaidé pour une coopération africaine renforcée autour de la gestion des ressources hydriques. Il a appelé les États à mutualiser leurs expériences, harmoniser leurs politiques et développer des projets structurants capables de mettre fin à une gestion fragmentée de l'eau sur le continent.
Résolument engagé dans la quête de sa souveraineté alimentaire et fidèle à sa vision panafricaniste, le Burkina Faso réaffirme sa disponibilité à construire des partenariats solides pour relever, avec les autres pays africains, le défi de la sécurité hydrique.
La participation de la délégation burkinabè, mandatée par le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, au Forum africain sur l'eau de N'Djamena illustre cette volonté de contribuer activement à une gouvernance concertée de l'eau au service du développement durable de l'Afrique.