IVème législature - IVème République
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    GRANDES ORIENTATIONS DE LA IVème LEGISLATURE

    Le 26 septembre 2007, à l’occasion de la session inaugurale, Roch Marc Christian kaboré a assigné 7 objectifs stratégiques à la IVème législature

    « Parce qu’elle est l’héritière des précédentes, la quatrième Législature se doit de faire plus et mieux, pour renforcer les traditions démocratiques et parlementaires dans notre pays. C’est pourquoi, les orientations suivantes doivent lui être assignées.

    1. Poursuivre l’amélioration de la gouvernance du Parlement.

    A cet égard, conformément à la Constitution et au règlement de l’Assemblée, il nous faut assurer une gestion transparente et politiquement correcte du Parlement. Une telle ambition suppose d’une part le soutien et la participation des députés, toutes sensibilités confondues ainsi que celle de leurs groupes parlementaires respectifs à la vie et à l’animation du Parlement et de ses organes, et d’autre part le renforcement des capacités de la Commission des Finances et du Budget et de ses membres pour assurer un contrôle efficace de la gestion budgétaire du Parlement.

    C’est à ce prix que l’effectivité du contrôle parlementaire sur le Parlement, ses actes ainsi que l’action de ses membres, améliorera la crédibilité souhaitée de l’institution parlementaire.

    2. Renforcer le contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale.

    Il s’agit d’inciter et d’encourager les députés à mettre en œuvre les mécanismes de contrôle prévus par la Constitution et le Règlement de l’Assemblée, afin d’obtenir du Gouvernement toutes explications sur sa gestion et sur ses actes.

    Cette obligation constitutionnelle doit être assurée par la multiplication des missions d’information, des commissions d’enquête parlementaire et des sorties des députés sur le terrain, dans les régions et les provinces, non seulement pour exercer le nécessaire contrôle de la matérialité des réalisations du gouvernement, mais également pour faire remonter au Parlement les préoccupations des populations à la base.

    Comme par le passé, le dialogue avec les organisations de la société civile sera maintenu, en vue de promouvoir les bonnes pratiques démocratiques, tout en veillant à ce que le Parlement demeure le corpus législatif et le lieu par excellence du débat démocratique sur toutes les questions d’intérêt national.

    3. Rapprocher le Parlement des citoyens.

    Devant les exigences citoyennes qui se font de plus en plus précises et pressantes, l’Assemblée nationale doit plus que jamais s’ouvrir au public. La radio parlementaire, véritable instrument de promotion de la citoyenneté sera ouverte aux élus, aux groupes parlementaires, aux commissions générales et au public pour renforcer la transparence du travail parlementaire.

    Les émissions radiophoniques et télévisuelles ainsi que les publications sur le Parlement et ses activités, le site Internet, les visites guidées, la participation du public aux plénières contribueront fortement à faire en sorte que les Burkinabè soient en phase avec le débat et le travail parlementaires.

    4. Contribuer à une éducation citoyenne à la base, en impliquant les jeunes et les femmes dans l’exercice des responsabilités.

    La question de l’épanouissement des jeunes ainsi que la promotion de la femme méritent d’être au cœur des préoccupations du Parlement, car, sur ce terrain, se joue une bonne part de l’avenir du pays. Pour ce faire, deux chantiers importants nous interpellent.

    D’abord, la mise en place du Parlement des jeunes, en vue d’en faire le creuset de la culture démocratique des générations montantes.

    Ensuite, la promotion du genre au Parlement et dans la législation ainsi que l’encouragement de la participation et de la représentation des femmes en politique et dans les sphères de décision pour réaliser l’équité dans la conduite des affaires publiques au Burkina Faso.

    5. Assurer une meilleure connaissance de la place et du rôle du député.

    La méconnaissance du rôle et de la place du député demeure encore une préoccupation, après plus d’une décennie de vie parlementaire

    En plus du nécessaire travail de rapprochement des élus de leurs électeurs, à travers des actions bien ciblées de communication et de relations publiques, cette ambition peut être poursuivie en agissant dans deux directions : assurer dans l’opinion une bonne perception des missions du député et inviter les députés à adopter une conduite individuelle et collective plus respectueuse de leur statut et de leurs compétences.

    6. Promouvoir une diplomatie parlementaire de bon voisinage et une coopération mutuellement avantageuse

    Notre Assemblée nationale, se doit de jouer sa partition dans la sphère parlementaire pour non seulement consolider la politique de bon voisinage, de notre pays, mais également contribuer à l’unité des peuples africains.

    Pour ce faire, nous devons être actifs dans toutes les organisations parlementaires, et dans les Parlements sous-régionaux, régionaux et internationaux afin d’y tenir notre rang et d’encourager la présence de cadres burkinabè dans la fonction publique parlementaire internationale.

    Il vous souviendra, qu’une des originalités de l’accord de don que nous avons signé avec l’ACBF, est la création d’une filière de formation d’agents parlementaires.

    Dans ce sens, il me plaît de porter à votre connaissance qu’un cycle de formation des agents de la fonction publique parlementaire sera bientôt créé à Ouagadougou et ouvert aux Parlements de tous les pays qui souhaitent comme nous continuer à agir dans la durée, tout en restant performant.

    7. Enfin, développer une culture de résultats au sein de l’administration parlementaire

    C’est une exigence de responsabilité et d’efficacité qui veut que les agents commis aux missions de service public les remplissent avec dévouement et professionnalisme, tout en assurant un niveau de satisfaction élevé des usagers.

    C’est pourquoi la présente Législature doit poursuivre la formation des personnels à travers les plans de formation calibrés sur plusieurs années et en fonction des besoins prévisionnels du Parlement.

    Il nous faut assurer l’évaluation des agents, conformément aux dispositions pertinentes des arrêtés d’application de la résolution portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la Fonction publique parlementaire.

    En outre, il nous faut sécuriser les emplois par la reconnaissance d’une fonction publique parlementaire dont les cotisations sociales des agents seraient éligibles à la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO). L’autonomie administrative et financière dont jouit le Parlement n’a de raison d’être que lorsqu’elle permet de renforcer l’unité et la force de l’Etat, employeur unique et exclusif de tous les agents publics. »

    in  : discours de Son Excellence Monsieur Roch marc Christian Kaboré, président de l'Assemblée nationale à l’ouverture de la deuxième session parlementaire ordinaire de l’année 2007 de l’Assemblée nationale. Ouagadougou, le 26 septembre 2007

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