| Placées sous le thème « bilan de l’application de la loi d’orientation de l’éducation au Burkina Faso : quel enseignement tirer de la stratégie éducative relative à l’intégration des sous-systèmes (éducation formelle et non formelle) et les perspectives y afférentes ? », les journées CFR ont été une occasion pour les participants d’avoir des échanges féconds sur le thème de l’éducation.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par le discours du président du groupe CFR, le député Amadou Diemdioda Dicko, en présence des députés membres du groupe et des représentants des collègues présidents des autres groupes. Dans son allocution, le président du groupe relevé que « la pratique démocratique appelle tous les acteurs politiques à épouser et à organiser le dialogue inclusif ». Justifiant le choix du thème sur l’éducation, le député Dicko a souligné que cinq ans après l’adoption de la loi d’orientation sur l’éducation au Burkina Faso, il était opportun de s’assurer que le système éducatif burkinabè offre à l’enfant une parfaite intégration dans son milieu social. Abordant l’actualité, le président du groupe CFR a, au sujet de la crise intercommunautaire intervenue au mois d’août à Gaoua, appelé tous les concitoyens à privilégier le dialogue et le pardon, gages d’une paix durable. Concernant la crise malienne, le groupe parlementaire a salué la médiation burkinabè à travers le président Blaise Compaoré, dont la vision est de rechercher l’instauration de la paix sans violence.
A l’issue de la cérémonie d’ouverture des journées, les participants ont eu droit à une communication assurée par le secrétaire général du ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (MENA), Emmanuel Winson Goabaga et Monique Taonda /Kantiono, Directrice de l’alphabétisation et de la formation des adultes (DAFA). Après avoir présenté la loi d’orientation de l’éducation notamment sur les points éducation formelle, éducation non formelle, éducation informelle et éducation spécialisée, le communicateur a précisé que l’éducation se veut avant tout systémique et cohérent.
Se fondant sur la mise en œuvre des actions dans le système éducatif le communicateur s’est convaincu d’une part que le bilinguisme (langue maternelle- français ) favorise un apprentissage plus aisé du français, et d’autre part que la liaison éducation /production améliore les apprentissages et offre plus d’opportunités à l’enfant et à la l’adolescent pour réussir sa vie adulte.
Au cours des échanges, les préoccupations des députés ont porté sur la question des écoles paillotes, la lourdeur administrative dans le décaissement des fonds alloués aux collectivités territoriales pour l’achat des kits scolaires au profit des élèves, l’avenir professionnel pour les personnes alphabétisés en langues nationales.
A la fin des échanges, les participants ont formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement dans le sens de l’amélioration du système éducatif. Il s’agit notamment de l’adoption du bilinguisme dans l’élaboration de certains documents administratifs (carte de famille, extrait d’acte de naissance, CNIB, etc.), l’institutionnalisation d’une journée des maires pour une appropriation des missions dévolues aux communes dans le cadre des compétences qui leurs sont transformées par le MENA, l’harmonisation des formules alternatives d’alphabétisation, l’attribution d’un prix d’excellence aux écoles méritantes en vue de créer plus d’émulation.
La clôture des journées parlementaires CFR, dernière de la mandature 2007-2012 a été marquée par la lecture et l’adoption d’un rapport de synthèse des travaux et une allocution du président du groupe.
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