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Brief Summary of The National Assembly of Burkina Faso
(mercredi 20 juin 2012) Lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles au Burkina : vers l’élaboration d’une loi spécifique.

L’Assemblée nationale organise conjointement, avec l’Union interparlementaire (UIP), les 14 et 15 juin 2012 à Ouagadougou, un séminaire sur les violences faites aux femmes et aux filles au Burkina.

La rencontre qui regroupe des représentants du gouvernement, des forces de l’ordre, des chefs coutumiers, des organisations de la société civile et des médias devra déboucher sur l’élaboration d’une proposition de loi spécifique relative aux pires formes des violences faites à cette frange de la société.
Les violences faites aux femmes et aux filles interpelle toute la société burkinabè. C’est pourquoi l’Assemblée nationale du Burkina, avec le soutien de l’Union interparlementaire (UIP) a décidé de s’engager dans la lutte pour l’élimination de ce phénomène par l’organisation du présent séminaire. La rencontre qui se tient les 14 et 15 juin 2012 devra permettre l’élaboration d’une loi pour combattre efficacement le phénomène.
Ce conclave auquel participe l’ex-première Dame du Bénin, Rosine Soglo, est la suite des deux séminaires régionaux tenus en mars et en avril 2011 à Ouagadougou et ayant regroupé des participants venus d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, à en croire la député Aline Koala, présidente du comité d’organisation. « Cette rencontre vise au renforcement de l’environnement juridique à travers la prise d’un texte de loi sur toutes les pires formes de violences à l’encontre des femmes et des filles dans notre pays », a-t-elle indiqué. Le Burkina Faso qui a ratifié, selon elle, en 1984 la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes s’est engagé à œuvrer pour l’amélioration des conditions des vies des femmes. Aussi, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de cet engagement.
L’Union interparlementaire à travers sa représentante, Brigitte Filion, a salué la détermination dont fait preuve l’Assemblée nationale burkinabè pour donner une suite concrète aux recommandations des rencontres de mars et d’avril 2011 en décidant de proposer une loi sur la question. Le Burkina pourrait être selon elle, le deuxième pays d’Afrique de l’Ouest, après le Bénin, à adopter une loi sur toutes les formes de violences à l’égard des femmes. Que ce soient des violences physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques au sein du couple et de la famille, du harcèlement sexuel ou d’autres types de violences liées à des pratiques traditionnelles comme les mariages forcés et précoces, les mutilations génitales féminines, le lévirat…, une telle loi est un message clair à l’ensemble de la communauté sur le caractère intolérable et inacceptable de ces violences. Telle est la conviction de Mme Filion. « La consultation qui s’ouvre aujourd’hui est une étape cruciale du travail législatif initié par l’Assemblée nationale. Vos avis, vos renseignements, vos expériences et votre connaissance du terrain permettront de dresser un état des lieux des formes et des causes profondes de la violence sexiste au Burkina. Les propositions que vous ferez sur les moyens de prévenir ces violences et d’y répondre serviront de base de travail au comité de rédaction qui sera créé pour élaborer la proposition de loi… », a indiqué la représentante de l’UIP.
Le 5ème vice-président de l’Assemblée nationale, Nestor Bassière, représentant le président du Parlement, a soutenu que le présent atelier traduit l’importance accordée par les parlementaires dans leurs missions de contrôle de l’action gouvernementale, à travers le suivi et l’application de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes. Pour Nestor Bassière, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine ont adopté le 11 juillet 2003 la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatifs aux droits de la femme. Cette charte vient, selon lui, renforcer non seulement le cadre juridique des instruments de protection des droits des femmes, mais elle offre surtout à la femme africaine, un protocole adapté à son contexte dont l’application assurera son plein épanouissement et sa participation effective à la vie nationale. « La présente rencontre vous permettra de passer en revue toutes les activités menées depuis les rencontres de 2011 à Ouagadougou, afin d’adopter une démarche plus claire pour l’élaboration d’une loi type en matière de lutte contre les maux qui marginalisent les femmes et ce dont elles souffrent… », a relevé celui-ci qui a souhaité que de la rencontre sorte un avant projet de proposition de loi prenant en compte les multiples facette des souffrances de cette frange la plus fragile de la population.

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