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Brief Summary of The National Assembly of Burkina Faso
(jeudi 26 avril 2012) Lutte contre les mutilations génitales Féminines
Gagner le combat par une approche communautaire

L’Assemblée nationale organise en collaboration avec l’Association des parlementaires européens avec l’Afrique (AWEPA) et ses partenaires, du 25 au 26 avril 2012 à Ouagadougou un atelier parlementaire national sur la problématique des mutilations génitales féminines.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier est intervenue dans la matinée du 25 avril dernier sous la présidence de Chantal Compaoré, épouse du Président du Faso, en présence des membres du gouvernement, des députés du parlement européen et des parlementaires burkinabè.
Pour camper le décor, les participants à l’atelier ont tout d’abord suivi un témoignage vidéo intitulé « être femme » sur les conditions des femmes dans le monde. Dans son mot de bienvenue, la Présidente du comité d’organisation, la député Gisèle DIASSO/GUIGMA a remercié les différents partenaires pour leur soutien dans la tenue de l’atelier. A sa suite, la représentante de l’AWEPA, Magda De MEYER, a présenté les objectifs de l’atelier. Il s’agit principalement de travailler à promouvoir une approche communautaire pour un abandon complet de mutilation génitale féminine d’ici à 2015 en Afrique et en Europe ». Dès lors, un plan concret d’actions novatrices parlementaires est attendu à l’issue des travaux.
Prenant la parole au nom du Président de l’Assemblée nationale, la député Aline KOALA, a d’emblée salué l’esprit de partenariat entre l’AWEFA et l’Assemblée nationale. Tout en fustigeant les mutilations génitales féminines qui constituent « des pratiques rétrogrades, avilissantes et dégradantes », la représentante du Président de l’Assemblée nationale a indiqué que ces actes portent atteintes aux droits humains fondamentaux des femmes. C’est pourquoi, a-t-elle reconnu que la lutte contre ce problème constitue une préoccupation majeure exprimée par les députés aux cours des différentes législatures qui se sont succédé. L’adoption en 1996 du code pénal qui punit l’atteinte à l’intégrité de l’organe génital de la femme, le vote de la loi sur la santé de la reproduction, en 2005, et celle portant protection des droits des personnes vivant avec le VIH/Sida, en 2008 et les nombreuses questions orales des députés au ministre de l’action sociale et de la solidarité, la participation des députés au cadre de concertation sont une preuve de la volonté politique nationale dans la lutte. Toutefois, des défis subsistent, en ce sens que la pratique des mutilations génitales emprunte de nos jours un circuit transfrontalier et nécessite des actions plus vigoureuses dans son combat. C’est pourquoi, Chantal COMPAORE, ambassadrice de bonne volonté du comité interafricain de lutte contre les mutilations génitales féminines, dans son discours d’ouverture, a appelé davantage les députés à l’action. Cela passe par l’amélioration et l’harmonisation des dispositifs législatifs nationaux et l’éveil de conscience des populations indispensable à l’abandon des mutilations féminines.

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